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6ème étape : SAINT-LOUIS DU SENEGAL - DAKHLA
Message de Jean-Marc posté à 22h33
Samedi 10 octobre, premier jour cap au nord !
Nous décollons ce matin tôt de SAINT-LOUIS pour rejoindre DAKHLA. 520 Nm ! Compte tenu de la distance et après étude des vents et de la route, nous sommes contraints de faire à nouveau étape à NOUADHIBOU ! En effet, nous avons de justesse l’autonomie suffisante (à peine 15 litres d’essence restante à l’arrivée si tout se passe comme prévu !) mais nous n’avons plus de déroutement possible en cas d’entrée maritime sur DAKHLA. Nous décidons donc de refueler en MAURITANIE.
Après décollage, virage main gauche à 200 ft sol et survol basse hauteur du fleuve SENEGAL et du célèbre pont Faidherbe près de l’hôtel de la Poste puis nous montons à 9 500 ft afin d’éviter au maximum le vent de face et la forte chaleur !
Atterrissage après 3h10 de vol à NOUADHIBOU après le survol du CAP BLANC et du célèbre train qui transporte le minerai de fer venant de 500 km plus à l’est. Ce train, le plus long du monde, est composé de 4 locomotives qui tractent quelques 250 wagons ! Nous le longeons en très longue finale avant atterrissage piste 36.
Arrivée au parking et immédiatement dépôt du plan de vol pour DAKHLA. Paiement de la taxe et 110 l d’essence à la pompe manuelle pour repartir avec le plein. Mise en route, feu vert de la tour et décollage dans la foulée. Ouf tout s’est bien passé ce coup-ci et rapidement !
Reste 200 Nm à parcourir au dessus du MAROC avec un fort vent de face de 100 ft sol jusqu’à 10 000 ! Petit repas en plein vol avec au menu terrines de saumon à l’aneth et de sanglier aux cèpes, petit flanc au caramel, le tout arrosé d’une eau limpide !! Après un si bon repas, nous décidons d’éteindre les moyens radio pour un petit survol routier à basse altitude ! En effet, la route qui longe le littoral nous mène directement à destination !
Nouvelle longue finale 03 à DAKHLA avec un vent du 340 pour 19 kts et des rafales de 26 kts. De nouveau, pompe manuelle et dépôt du plan de vol car la journée de demain est la plus longue du rallye avec plus de 6 h de vol !
Retour à l’hôtel de l’aller et petit encas dans un troquet local avant le dîner.
Bonne soirée et à demain
Le classement à l'issue de la 6ème étape est le suivant :
01 F-GETK Equipage N°5 CONDOM-DE PEMILLE-GILLOTLE-GILLOT
02 F-BPIU Equipage N°7 DELGA-GIGLIANA
03 F-GDNG Equipage N°9 LAURAC-SASTRON-PERRUCHET
04 HB-KOH Equipage N°4 CUSIN-VIZIO
05 F-GHYY Equipage N°3 SANDON-CAPELLE
06 Equipage N°10 Post'Air
07 EC-ER3 Equipage N°6 CORDIER-PEREZ
08 HB-PQZ Equipage N°8 CHRISTE-DI BERNARDO-RYF-BARRA
09 F-GDAJ Equipage N°1 MOAN-TARRADE-MORANTIN
10 CS-AFU Equipage N°2 FERNANDES-MANCELOS
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MESSAGE DE L'ORGANISATION
MESSAGE DE J. J. GALY - ARRIVEE A DAKHLA
DAKHLA - 17 H 12 (Heure française). Message de JJ. Galy.
Tout va bien. Aucun problème à signaler. Très beau temps.
Résultats du classement ce soir.
SAINT-LOUIS - 8 H 00 (Heure locale).
Le F-GBTS (avion de l'organisation) décolle en premier suivi de 7 avions en direction de DAKHLA. 2 autres avions se dirigent vers NOUADHIBOU pour effectuer une escale de ravitaillement.
C’est la première étape du retour après un repos mérité et nécessaire à Saint Louis.
Les accros du classement général vont pouvoir en découdre mais la longueur de cette étape limite le nombre des épreuves.
Nous rallierons Dakhla avec une escale facultative à Nouadhibou pour ceux qui ont une autonomie un peu « limite ».
Il n’y a pas si longtemps, le rallye avait l’autorisation d’atterrir à Cap Timiris. C’était alors un enchantement de sauter dans l’eau à quelques mètres des avions et de déjeuner de poissons grillés sous les paillotes. Ce n’est malheureusement plus possible mais il reste le plaisir du survol de l'île Tidra et du banc d’Arguin et de l’arrivée au Cap Blanc après la traversée de la baie du Lévrier.
Au nord de Nouadhibou, le seul repère visuel fiable est la voie ferrée du train minier qui relie Nouadhibou à la mine de Zouerate. Quand on a de la chance, il arrive que l’on voit le long serpent noir du train fantomatique qui amène le minerai au port de Nouadhibou.
Après 5 à 6 heures de vol, le confort de l’hôtel Sahara Regency sera apprécié ce soir.
Le 11 août 1925, le pilote Gourp qui assurait le courrier de Villa Cisneros à Port-Etienne aperçut un vapeur échoué aux alentours du cap Barbas et, s’approchant davantage, discerna les signaux de détresse que lui adressaient les naufragés.
C’étaient les hommes blessés du cargo Falcon II. Leurs huit camarades valides avaient marché deux jours sur la grève jusqu’à ce qu’une goélette espagnole les secourût.
Gourp mit le cap sur la base et, à 50 km du lieu du naufrage, vit une trentaine de maures qui marchaient en direction du cap Barbas. Il alerta Deley, chef d’aéroplace à Port-Etienne et ce dernier décolla dès le lendemain matin en compagnie du mécanicien Sirvin et du pilote Collet qui luttait contre une violente attaque de paludisme. Ils atterrirent à proximité du Falcon II.
Le capitaine et cinq matelots invalides furent hissés dans les places passager et les coffres postaux des Breguets.
A peine les deux appareils avaient-ils décollé que les maures surgissaient, pillaient le campement et l’incendiaient. Cet épisode fit la une des journaux et constitua une publicité inattendue pour les Lignes Latécoère.
Les pilotes des avions qui ont une autonomie suffisante pour réaliser sans escale le trajet Saint Louis-Dakhla auront tout le loisir de flâner dans la ville et de boire un verre au bord de la lagune. Les autres auront posé leurs roues une dernière fois en Mauritanie et auront environ 2 heures de retard.
Il y a quelques années, un phénomène de rentrée maritime avait rendu impossible l'atterrissage à Dakhla et la plupart des concurrents avaient du rebrousser chemin vers Nouadhibou ou continuer vers Laayoune.
Un DR 400 sans réservoir supplémentaire avait atterri sur une route en construction à 2 nautiques de l'aéroport de Nouadhibou, à cours de carburant.
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7ème étape : DAKHLA - LLAYOUNE - ESSAOUIRA
Message posté par Jean-Marc le 12/10/2009 à 20h25
Dimanche 11 octobre
Jour le plus long du rallye. 2 étapes au programme, tout d’abord DAKHLA - LAAYOUNE puis ESSAOUIRA. 6h30 de vol !
Levée plus tôt que d’habitude pour arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. Rolling take off vers 8 h pour 2h40 de vol au dessus de la couche à 5500 ft pour éviter les entrées maritimes et le vent de face. Vol sans problème et photos en patrouille avec un CESSNA 182 du rallye. Dès notre arrivée à LAAYOUNE, 87 litres d’essence à 2,90 euros le litre et dépôt du nouveau plan de vol. Petit repas comme à l’accoutumé et mise en route vers 13h30 pour ESSAOUIRA.
Mise en route et essai moteur un peu difficile, les bougies doivent être encrassées. Après décollage, montée vers 4000 ft pour éviter de nouveau le fort vent de face puis descente pour un survol basse hauteur de CAP JUBY et des falaises au nord pendant 1 bonne heure. Nous sommes contraints à nouveau de monter en niveau pour éviter le survol où le roi est présent. Résultat, survol maritime d’une heure et demie avant de débuter la descente finale. 3h50 de vol et une nouvelle épreuve de repérage bidimensionnelle sur le positionnement de 2 flèches à l’arrivée.
Au parking, nous enlevons le capot de l’avion et changeons 2 bougies qui sont bien malades ! Bus pour l’hôtel RYAD MOGADOR et petite ballade très agréable dans le centre fortifié d’ESSAOUIRA. Fin de soirée au resto SAM dans le port avec au menu des daurades fraiches grillées.
En conclusion, encore une superbe journée dans les yeux !
A demain
Le classement à l'issue de la 7ème étape était le suivant :
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA -CIGLIANA
02 F-GETK - Equipage N°5 : CONDOM - DE PEMILLE - GILLOT
03 F-GDNG - Equipage N°9 : LAURAC - SASTRON - PERRUCHET
04 HB-KOH - Equipage N°4 : CUSIN - VIZIO
05 F-GHYY - Equipage N°3 : SANDON - CAPELLE
06 - Equipage N°10 : Post'Air
07 EC-ER3 - Equipage N°6 : CORDIER - PEREZ
08 HB-PQZ - Equipage N°8 : CHRISTE - DI BERNARDO - RYF - BARRA
09 CS-AFU - Equipage N°2 : FERNANDES - MANCELOS
10 F-GDAJ - Equipage N°1 : MOAN - TARRADE - MORANTIN
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Quelques photos de l'étape. Les autres sont consultables ici...
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Pas de message de nos Flying's Jackets ce soir 11 octobre. Juste un coup de téléphone. Tout est OK. Vol sans histoire. Bougies changées sur le TK cause "ratatouillage" depuis 2-3 jours. Vol vers FES demain.
MESSAGE DE L'ORGANISATION
MESSAGE DE J. J. GALY - ARRIVEE A ESSAOUIRA
DIMANCHE 11 OCTOBRE 2009
DAKHLA - 7 H 00 (Heure locale). Message de JJ. Galy
Je décolle en premier. On se posera tous à LAAYOUNE pour "refueler". Ensuite, on redécollera pour EESSAOUIRA. On y passera la nuit.
Très longue étape de 1200 km.
APPROCHE LAAYOUNE - 11 H 30 (Heure française). Message de JJ. Galy
Je me pose à Laayoune. Atterrissage prévu dans 30 minutes. Ensuite, je me poserai à TAN TAN pour organiser la première épreuve.
ESSAOUIRA - 16 H 15 (Heure locale). Message de JJ. Galy
Tous les avions sont là. Le dernier, celui de l'organisation, piloté par D. VACHET se pose en ce moment même.
Epreuve du jour : VISUALISATION
- Orientation magnétique de 2 flèches au sol
- Angle fourni par les 2 flèches
- Distance entre les 2 flèches
- Orientation magnétique de l'axe matérialisé par le centre des 2 flèches
Le long de la côte Atlantique, à cette époque de l’année, les vents sont en général orientés au nord nord est ce qui est favorable dans le sens de la descente mais très pénalisant en remontant, ceci d’autant plus que la vitesse de l’avion est faible.
Avec les Bréguet dont la vitesse était de l’ordre de 120-140 km/h, ce devait être un réel problème, notamment au niveau de l’autonomie.
Mais la nature est bien faite, et, si l’on a la curiosité de grimper en altitude, on constate souvent une inversion de la direction du vent qui devient favorable.
Dans le rallye, il suffit qu’un pilote aille voir ce que ça donne à 8 ou 9000 pieds et informe ses camarades. Quand ça marche, tout le monde gagne du temps et du carburant.
Au sud de Tan Tan, le long de l’oued Chebika, il est possible d’admirer sur certains plateaux des marques sombres en forme de grands croissants qui correspondent à des sites archéologiques pré-islamiques.
Quand la zone militaire de Goulimine est active, le rallye doit suivre un cheminement à l’intérieur des terres qui a l’avantage de nous faire découvrir des paysages différents, parfois montagneux, notamment en survolant la magnifique région de Tafraoute.
Progressivement, à l’approche d’Agadir, le désert laisse place à un peu de végétation et à des cultures maraîchères. Nous abandonnons les solitudes désertiques pour retrouver la civilisation et éprouvons ce que devaient ressentir nos anciens qui ramenaient le courrier vers le nord.
Après la traversée du golfe d'Agadir en direction du cap Guir, le survol de la côte sauvage est un enchantement et la piste d'Essaouira orientée nord-sud apparaît bientôt dans le pare brise.
A nous le repas de poisson sur le port…
C'est dans les parages de Mogador, l'actuelle Essaouira, que le célèbre pilote Lécrivain disparut en mer dans le mauvais temps après que le radio Ducaud ait émis un dernier message:" Pilote trop occupé pour répondre."
Malgré la fatigue du parcours, nous allons visiter la magnifique ville d'Essaouira et ses remparts en bord de mer où la vue sur l'Atlantique au soleil couchant est proprement stupéfiante.
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8ème étape : ESSAOUIRA - FES
Message posté par Jean-Marc le 12/10/2009 à 01h43
Lundi 12 octobre.
Journée un peu plus calme avec un seul vol au programme qui nous ménera d'ESSAOUIRA à FES, 3h de vol. Nous avons eu le droit de nous lever un peu plus tard que d’habitude et après un bon petit déjeuner au RIAD PALACE, transfert à l’aéroport et dépôt du plan de vol.
Nous sommes contraints ce coup-ci de préparer correctement la navigation car le trajet facile par la côte est terminé ! Il s’agit maintenant de bien respecter une route qui nous est imposée par l’aviation civile marocaine. Briefing vers 9h30 puis questionnaire assez ardu sur l’histoire de l’AEROPOSTALE ! (exemple : Quelle est la date de l’inauguration de la ligne TOULOUSE-RABAT : juillet, août ou septembre 1919 ?)
Décollage vers 10h en route vers SAFI plus au nord, puis cap à l’est vers MEKNES avant FES. Survol magnifique des contreforts de l’ATLAS qui change avec le paysage désertique rencontré depuis SAINT-LOUIS. Estimation de la consommation de carburant sur l’étape à l’arrivée. Résultat pas très bon, à ne plus comprendre grand-chose à ce que consomme ce moteur !! Pénalité maximum mais c’est pas grave, on est là pour le plaisir.
Après midi à l’hôtel ZALAGH où nous avons l’immense plaisir de recevoir la visite de Loubna qui a fait le trajet depuis RABAT pour nous voir. Soirée dans la MEDINA de FES avec au programme une visite de 2 riads grâce à Solange et Isabelle. Tagine au resto local et retour à l’hôtel en petit taxi.
Encore une très belle journée !
Maintenant, on va dormir …..
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Quelques photos de l'étape. Les autres sont consultables ici...
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MESSAGE DE L'ORGANISATION
Message de JJ. Galy à 14 H 28 (Heure locale) :
Tous posés à FES. Epreuve en cours : évaluation de conso essence.
Résultats ce soir...
FES - Message de JJ. Galy à 10 H 25 (Heure locale) :
Arrivée à FES prévue à 11 h 45...
ESSAOUIRA - 09 H 00 (Heure locale). Message de JJ. Galy :
Décollage !
L'étape d'aujourd'hui qui nous amène à la ville impériale de Fes va nous faire quitter la côte Atlantique après Casablanca et nous faire découvrir l'intérieur des terres qui ne manque pas de charme.
Les points du cheminement VFR marocain qui ont été préalablement introduits dans la data base du GPS doivent être scrupuleusement suivis par les pilotes du Rallye. Cette discipline est pour nous le garant d'être pris au sérieux par les contrôleurs aériens marocains et d'être ainsi acceptés en confiance.
Par le passé, il est arrivé qu'un pilote "fâché" avec son GPS s'écarte de la route prescrite et inquiète le contrôle. Ces écarts sont inadmissibles avec les moyens de navigation qui sont aujourd'hui à notre disposition, la plupart des avions étant équipés d'au moins un GPS, et le moindre des devoirs que nous devons à nos anciens et au pays qui nous accueille est de naviguer correctement.
De plus, le Maroc, comme tous les pays du monde, est sensible au danger relatif que représentent les avions légers, véritables électrons libres dans l'espace aérien et les représailles, en cas d'erreur de trajectoire, pourraient être très ennuyeuses pour la poursuite du Rallye.
La distance qui sépare Essaouira de Fes est assez courte et nous aurons ainsi le temps de découvrir cette ville magnifique et de nous détendre après les étapes "marathon" d'hier et avant-hier.
Le parcours du retour du Rallye s'écarte de l'itinéraire traditionnel de la Ligne mais permet de découvrir de nouveaux paysages et de poser nos roues sur des terrains inconnus.
La visite des "souks" et de la "medina" de Fes est un moment inoubliable et notre ami Charles va se faire un plaisir de nous les faire découvrir. Quelle différence entre cette ville au passé historique aussi riche et les villes de construction récente comme Laayoune ou Dakhla.
C'est notre dernière soirée en terre marocaine et il faut profiter une dernière fois du charme particulier de ce pays et de cette ville.
Demain va marquer notre retour en Europe et il faudra réviser notre anglais aéronautique indispensable pour communiquer avec les contrôleurs espagnols.
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9ème étape : FES - ALMERIA
Message posté par Jean-Marc le 14/10/2009 à 18h04
Mardi 13 octobre.
Encore un départ tranquille pour revenir vers notre bon vieux continent. Départ vers 10h de l’hôtel de FES pour un décollage vers midi direction ALMERIA. 2h26 de vol sans l’équipage portugais qui rentre directement à LISBONNE par TANGER suite à un problème hydraulique sur le train d’atterrissage. Après décollage, nous grimpons niveau 95 pour survoler l’ATLAS et profiter des derniers paysages superbes que nous offre le continent africain.
Nous volons en patrouille avec l’équipage espagnol pour le survol maritime entre AL HOCEIMA et ALMERIA par l’ADF d’ALBORAN situé sur une toute petite île, car ils ne sont pas équipés d’horizon artificiel. Mais la météo est avec nous et le survol de l’eau se déroule dans de très bonnes conditions.
Longue finale sur le plan piste 08 et "follow me" jaune qui nous attend pour nous parquer, on est bien rentré en Europe !
Plusieurs épreuves aujourd’hui au programme dont certaines surprises :
Soirée très sympa dans le centre d’ALMERIA avec tapas et sangria qui se termine un peu tard car nous avons oublié d’avancer nos montres de 2 heures !!
Demain avant dernière étape, bonne nuit.
Classement de la 9ème étape
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA-CIGLIANA Ville de Muret
02 F-GDNG - Equipage N°9 : LAURAC-SASTRON-PERRUCHET Les Gens d'Air Action et Santé
03 F-GETK - Equipage N°5 : CONDOM-DE PEMILLE-GILLOT Rêves de Vol
04 HB-KOH - Equipage N°4 : CUSIN-VIZIO Chablais Team
05 D-ELTC - Equipage N°10 : DESPRETZ-GEST-LASSORT Post'Air 86
06 F-GHYY - Equipage N°3 : SANDON-CAPELLE Ailes Savoyardes
07 EC-ER3 - Equipage N°6 : CORDIER-PEREZ Leon Team
08 HB-PQZ - Equipage N°8 : CHRISTE-DI BERNARDO-RYF-BARRA Renard des Alpes
09 F-GDAJ - Equipage N°1 : MOAN-TARRADE-MORANTIN Chelle le Pin
10 CS-AFU - Equipage N°2 : FERNANDES-MANCELOS Argus 02
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Quelques photos de l'étape. Les autres sont consultables ici...
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MESSAGE DE L'ORGANISATION
ALMERIA - 16 h 14 (heure locale). Message de JJ. Galy
Tous à ALMERIA, sauf l'équipage n°6 "Leon Team" sur TECNAM SIERRA P2002 qui est resté à MALAGA (non accepté à ALMERIA).
FES - 08 h 14 (heure locale). Message de JJ. Galy
Je décolle en premier à 11H30 (heure locale), arrivée prévue en Espagne à 13h30.
L'équipage n°2 - ARGUS 02, les portugais Mario FERNANDES et Anselmo MANCELOS, sur Piper PA28 -CS-AFU nous quitte en raison d'une panne de train qui ne rentre plus.
A tout à l'heure.
C'est avec un peu de tristesse que nous allons aujourd'hui quitter le continent africain pour retrouver l'Europe car la fin de ce merveilleux voyage approche.
Après la traversée des superbes paysages des montagnes du Rif séparant Fes de la côte méditerranéenne, notre route va nous faire suivre un trajet de survol maritime entre Al Hoceima et Almeria d'une heure environ.
Bien que les pannes moteur soient devenues très rares de nos jours, cette éventualité doit être sérieusement envisagée et l'on doit mettre le maximum de chances de notre côté.
Il est par exemple impératif d'enfiler les gilets de sauvetage avant le départ afin de ne pas perdre un temps précieux en cas de panne. Comme pour chaque vol, mais peut-être encore un peu plus, la préparation de l'avion doit être méticuleuse à tout point de vue et notamment la vérification de la quantité d'essence au départ.
A ce sujet, l'organisation du Rallye recommande d'effectuer les pleins complets de carburant à chaque étape de manière à n'avoir aucun doute sur la quantité embarquée..
Il vaut mieux aussi choisir de voler haut afin d'avoir un peu de temps pour étudier la possibilité de trouver la raison de la panne et éventuellement d'y remédier.
Enfin, il faut se remémorer les recommandations données par le manuel de vol de l'avion en cas d'amerrissage forcé et essayer de se poser près d'un bateau s'il y en a dans les parages..
A peu près au milieu de la traversée, l'île d'Alboran apparaît avec son petit phare.
Si le temps est clair, la Sierra Nevada et ses sommets enneigés sont visibles de très loin et bientôt on aperçoit la côte avec l'immense étendue de serres qui réfléchissent le soleil à l'ouest de la ville d'Almeria à proximité desquelles se trouve le point d'entrée Whisky du terrain.
Le retour en Espagne nous fait brusquement "vieillir" de 2 heures en raison du décalage entre les deux pays. Le plus dur sera de se lever 2 heures plus tôt demain matin.
La côte méditerranéenne est assez escarpée à l'ouest d'Almeria et dans son livre "Le pilote oublié", le pilote Gaston Vedel consacre un chapitre aux "remous de Motril" en décrivant les violentes turbulences engendrées par les vents descendant de La Sierra Nevada.
Les dernières étapes du Rallye sont assez courtes ce qui permet d'avoir des moments de détente et de visiter les villes étapes ou d'aller boire un verre accompagné de "tapas" sur les" ramblas" d'Almeria.
Encore une belle journée aéronautique à imprimer dans notre disque dur cérébral.
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10ème étape : ALMERIA - CASTELLON DE LA PLANA
Message posté par Jean-Marc le 14/10/2009 à 19h28
Mercredi 14 octobre
C’est au bord de la MEDITERRANEE que nous rédigeons notre rapport journalier. L’étape du jour nous a emmenés d’ALMERIA à CASTELLON DE LA PLANA, petit aérodrome situé à 50 m de la grande bleue.
2h30 de vol au dessus de la SIERRA NEVADA à maximum 1500 ft sol pour éviter les zones militaires de SAN JAVIER. Encore une météo de curé qui nous a permis d’apprécier la beauté du relief escarpé riche en couleurs. Seul désagrément, plus grand monde n’assure le service à bord car la fatigue est vraiment présente et certains dorment en plein vol !
Arrivée à CASTELLON, verticale par l’Ouest afin de reconnaître l’angle formé entre 2 flèches puis précision d’atterrissage en piste 18 avec un peu de vent composante arrière. On touche à 10 m après la cible !
Repas à l’heure espagnole (le mérou est excellent), puis retour au terrain pour refueler et déposer le plan de vol de demain : LASBORDES par SABADELL et coastline. Repos à l’hôtel situé face à la mer. Nous profitons des dernières heures de chaleur avant le retour à la réalité !
Bonne soirée à tous et à demain pour la dernière.
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Quelques photos de l'étape. Les autres sont consultables ici...
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MESSAGE DE L'ORGANISATION
CASTELLON - Message de JJ. Galy à 14h45 :
Tous les avions sont à CASTELLON.
CASTELLON - Message de JJ. Galy à 14h06 :
5 avions posés à CASTELLON + le mien.
Premier posé : Equipage N°6 - Leon Team sur TECNAM SIERRA P2002, EC-ER3 en provenance de MALAGA.
ALMERIA - Message de JJ. Galy à 10h14 :
L'équipage n°6 (Leon Team) décolle de Malaga et nous rejoint à Castellon de la Plana. Nous estimons y être à 13h30.
Epreuves du jour :
- Visualisation
- Atterrissage de précision
Plus de précisions dans le prochain flash.
ALMERIA - Message de JJ. Galy à 8h :
Décollage d'ALMERIA pour CASTELLON prévu à 11h00
Ce matin, nous retrouvons le beau terrain d'Almeria situé au bord de la mer avec sa tour génoise se découpant sur le bleu profond de la Méditerranée.
Notre itinéraire nous fera suivre la côte jusqu' à Aguilar par le cabo de la Gata puis, si le temps le permet, nous infléchirons notre route vers l'intérieur afin d'éviter les zones militaires de San Xavier et le terrain d'Alicante. Ensuite nous emprunterons le corridor VFR à 1000 pieds au large de Valence pour rejoindre la côte à Sagunto et la suivre jusqu'à Castellon de la Plana.
Cette région de Sagunto rappelle une anecdote concernant Didier Daurat à l'époque des débuts de la Ligne.
Tout allait mal ce jour là sur la Ligne; plusieurs pilotes étaient bloqués par le mauvais temps ou des pannes et Daurat décolla de Montaudran accompagné par le pilote Vanier, une hélice attachée sous chaque aile et chargé de pièces de rechange pour les secourir.
Rencontrant des nuages orageux dans la région de Tarragone, il n'eut d'autre choix que de se dérouter en mer pour les éviter. Les conditions étaient très mauvaises et la pluie violente mais il ne pouvait s'éloigner indéfiniment de la côte et il mit le cap vers le continent. La visibilité était limitée et soudain, il dut éviter un rocher qui apparut dans son champ de vision alors qu'il se croyait en pleine mer. Il s'agissait des îles Colombrettes situées au large de Castellon et dont il ignorait probablement l'existence.
Un phénomène étrange se produisit qui laissa Daurat perplexe: le moteur tournait normalement mais la vitesse de son avion diminuait de façon inquiétante, sans explication rationnelle. Rejoignant le littoral aux environs de Sagunto, il se posa sur la plage et constata, à son grand étonnement, que le bord d'attaque de son hélice avait été détérioré par la pluie et avait perdu ses qualités aérodynamiques ce qui diminuait sérieusement son rendement. Pour remédier à ce phénomène, il fallut blinder le bord d'attaque des hélices.
Un peu plus tard, on vint chercher Daurat et Vanier à leur hôtel et on les amena rejoindre Latécoère, Massimi et leur pilote qui avaient rencontré les mêmes conditions de vol et s'étaient également posés sur une plage.
Ce fut un moment de découragement pour l'équipe dirigeante qui se heurtait à des difficultés qui semblaient insurmontables. Daurat profita de l'occasion pour s'entretenir franchement avec son patron et faire passer des messages qui étaient plus difficiles à émettre dans le bureau directorial de Montaudran.
Des difficultés, ils allaient en rencontrer bien d'autres, mais la Ligne se poursuivit et la volonté, l'intelligence et le courage des hommes en vinrent à bout.
Ce soir, notre ami Valiente et son équipe nous ont organisé une étape des plus sympathiques.
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11ème étape : CASTELLON DE LA PLANA - TOULOUSE LASBORDES
Message posté par Jean-Marc le 15/10/2009 à 19h39
Jeudi 15 octobre
Dernier jour du rallye, snif, snif !!
11 h du matin. Briefing assez trapu sur le parking de CASTELLON car beaucoup de péripéties nous attendent pour finir en beauté. Tout d’abord le transit de BARCELONE par SABADELL à préparer, puis 5 épreuves au programme :
Résultat. 4h10 de vol accompagné d’importantes turbulences. Il nous tarde d’arriver car le réservoir de droite est vide et il ne reste plus que 5 gallons dans le gauche ! Ceci du à un fort vent de face depuis BAGUR. Atterrissage en piste 34 après verticale à 2000 ft, pour un dernier refueling de taille !
L’avion est bien posé alors que nous rebondissons encore !!!
Rendez vous pour le débriefing à l’aéroclub de GRAULHET samedi à 18h00.
Merci à tous ceux qui nous ont aidés, encouragés et suivis.
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MESSAGE DE L'ORGANISATION
CASTELLON DE LA PLANA - TOULOUSE
TOUT LE MONDE EST RENTRÉ
L'équipage CHABLAIS TEAM est déjà pour reparti plus tôt pour la Suisse pour convenances personnelles.
Le dernier avion s'est posé à 15h30.
Résultats demain et Remise des Prix au Capitole de Toulouse, Salle Gervais. à 17h45. Tout le monde se repose de cette fantastique aventure. Plus d'infos demain.
CASTELNAUDARY - Message de JJ. Galy à 13h36
Je me suis posé à CASTELNAUDARY. J'attends le passage des avions à la verticale afin de préparer et contrôler les épreuves.
Au programme :
- Reconnaissance visuelle de 2 photos sur la côte entre CASTELLON et BARCELONE
- Epreuve visuelle à CASTELNAUDARY
- Evaluation d'orientation magnétique d'une flèche située au sol
- Temps imposé entre CASTELNAUDARY et un point situé au Sud du VOR de Gaillac
- Ecart de temps imposé.
CASTELLON - Message de JJ. Galy à 10h13
Je décolle de CASTELLON.
Ce matin, au réveil, on réalise soudain que l’on approche de la fin de cette belle aventure.
Les images des souvenirs des deux dernières semaines se bousculent dans la tête. Les derniers préparatifs un peu précipités, puis le départ sur les chapeaux de roues, la diversité des paysages et des escales, les émotions personnelles ressenties ici ou là, liées à des détails que d’autres n’ont même pas perçu. Au fond, tout ce qui fait l’intérêt des voyages.
Mais revenons aux préoccupations de la journée. Dernière chance aujourd’hui de gagner quelques point au classement général ce qui, pour certains, fera la différence entre la 1ére place convoitée ou une 2ème voire une 3ème place. En tout cas nous allons profiter pleinement de ces paysages que la plupart d’entre nous ne reverront pas de sitôt.
Petit soulagement du premier message en français à la tour de Perpignan, petit serrement de cœur en finale à Lasbordes où on va pinailler l’atterrissage pour finir sur une satisfaction personnelle, sur une impression de travail bien fait, comme, avant nous, les Daurat, Rozes, Rodier, Jalladieu , Vedel, Delaunay, Enderlin, Ville, Mermoz, Guillaumet, Saint Exupéry et tous les autres de l’immense famille aéronautique avec lesquels nous partageons tant de choses.
Et voilà ! La boucle est bouclée. Il nous reste encore 2 jours pour nous séparer en douceur et retrouver avec plaisir ceux et celles que nous avons laissés pendant deux semaines.
Pendant quelques temps encore, il nous arrivera d’avoir parfois l’air absent lorsque notre esprit s’évadera sur les traces des pionniers, sur ces moments inoubliables qui nous appartiennent désormais et que nous partageons avec tous ceux qui ont suivi ce chemin.
"travail" et d'avoir permis à des passionnés de vivre une aventure exceptionnelle. Transmettre une passion et partager des émotions et de bons moments sont les moteurs qui nous poussent à continuer de perpétuer cette mémoire du patrimoine aéronautique français.
Merci à tous ceux qui nous ont suivi et rendez-vous pour de nouvelles aventures…
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Réception à la Mairie de TOULOUSE le 16/10/2009
Après les discours traditionnels, l'organisation du rallye proclame les résultats. L'équipage du PA 28 "F-GETK" termine second après avoir remporté, à leur grande surprise, le "Challenge Sénégal" à Saint Louis du Sénégal. Le commandant de bord, Jean-Marc CONDOM, a été récompensé du trophée du plus jeune commandant de bord de la "compétition". Nous attendons avec impatience la diffusion sur FRANCE 3 du reportage qui a été tourné et qui doit être diffusé dans l'émission "DES RACINES ET DES AILES".
CLASSEMENT GÉNÉRAL
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA-CIGLIANA "Ville de Muret"
02 F-GETK - Equipage N°5 : CONDOM-DE PEMILLE-GILLOT "Rêves de Vol"
03 F-GDNG - Equipage N°9 : LAURAC-SASTRON-PERRUCHET "Les Gens d'Air Action et Santé"
04 D-ELTC - Equipage N°10 : DESPRETZ-GEST-LASSORT "Post'Air 86"
05 HB-KOH - Equipage N°4 : CUSIN-VIZIO "Chablais Team"
06 F-GHYY - Equipage N°3 : SANDON-CAPELLE "Ailes Savoyardes"
07 EC-ER3 - Equipage N°6 : CORDIER-PEREZ "Leon Team"*
08 F-GDAJ - Equipage N°1 : MOAN-TARRADE-MORANTIN "Chelle le Pin"
09 HB-PQZ - Equipage N°8 : CHRISTE-DI BERNARDO-RYF-BARRA "Renard des Alpes"
10 CS-AFU - Equipage N°2 : FERNANDES-MANCELOS "Argus 02"
ÉPREUVE D'ATTERRISSAGE DE PRÉCISION
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA-CIGLIANA "Ville de Muret"
ÉPREUVE DE CONSOMMATION
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA-CIGLIANA "Ville de Muret"
ÉPREUVE DE VISUALISATION
01 F-BPIU - Equipage N°7 : DELGA-CIGLIANA "Ville de Muret"
QCM
01 F-GDNG - Equipage N°9 : LAURAC-SASTRON-PERRUCHET "Les Gens d'Air Action et Santé"
ÉQUIPAGE AYANT LE MOINS D'EXPÉRIENCE DE VOL
01 F-GDAJ - Equipage N°1 : MOAN-TARRADE-MORANTIN "Chelle le Pin"
PLUS JEUNE COMMANDANT DE BORD
01 F-GETK - Equipage N°5 : CONDOM-DE PEMILLE-GILLOT "Rêves de Vol"
ÉQUIPAGE LE PLUS MALCHANCEUX
01 CS-AFU - Equipage N°2 : FERNANDES-MANCELOS "Argus 02"